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LA PRESSE EN PARLE

"Si la voiture est fétiche, l'accident ne l'est pas" d'Aurelia Ivan

Avec “Si la voiture est fétiche, l’accident ne l’est pas”, Aurélia Ivan pose côte-à-côte les arts plastiques, le chant lyrique et la philosophie pour aborder le sujet "voiture".
La presse en parle.

Publié le

SI LA VOITURE EST FÉTICHE, L'ACCIDENT NE L'EST PAS
Compagnie Tsara / Aurelia Ivan

Jeudi 9 février à 20h30
Dès 15 ans ● Durée : 1h10 ● Tarifs : 15 € / 10 € / 6 € / Pass’PASS
Réservations : 01 60 37 29 90 ou sur notre billetterie en ligne

"Après La chair de l’homme en 2009, Cap au pire en 2016 et Aujourd’hui en 2018, la metteuse en scène, interprète et plasticienne Aurélia Ivan présente sa nouvelle création transversale au Théâtre de la cité internationale. La scénographie est également signée de la main de Sallahdyn Khatir, pour leur deuxième collaboration. D’origine roumaine, Aurélia Ivan s’est formée à l’Ecole supérieure nationale des arts de la marionnette de Charleville-Mézières. Son travail se positionne donc à la croisée du théâtre de marionnettes et des arts plastiques. Avec cette nouvelle création l’artiste propose une réflexion autour de l’“objet-sacré” par excellence : la voiture. Symbole de liberté et d’individualisme, la voiture questionne l’artiste bien au-delà des considérations écologiques contemporaines.
Sur scène trônent d’étranges sculptures translucides surplombées d’un mur de béton troué d’alvéoles. Des briques transparentes au sol réfractent les lumières stroboscopiques des phares de voitures… Un accident vient-il d’avoir lieu ? Sommes-nous sur la piste d’un stand de crash test ? Les sculptures sont en réalité des moulages réalisés à partir d’éléments de voitures dissociés d’une voiture : une aile, le toit…  Dans ce décor, les bruits de moteurs sont omniprésents et nous accompagneront tout au long de la pièce." Scèneweb [LIRE LA SUITE]

"Dans l’univers d’Aurelia Ivan, les formes abstraites collent au réel, et les concepts collent à la matière brute. Ça commence donc par un étrange rituel de décollage : la metteuse en scène vient imprégner de liquide révélateur un bac où se trouve plongé le négatif d’une archive photographique remontant aux temps industriels. Puis une autre image se révèle derrière un parebrise incrusté d’un phare Xénon : le contre-ténor Virgile Pellerin interprète « l’Autoguide Rousseau », le célèbre manuel qui a peuplé les rêves et les cauchemars de tous les apprentis conducteurs qui apprenaient par cœur (et par corps) les lignes de codes. Et alors, le gracile contre-ténor se met à chanter le code de la route comme s’il s’agissait du Combat de Tancrède et Clorinde ou du Lamento d’Arianna.
Puis Aurelia Ivan se lance dans un corps à corps avec une aile de voiture : elle entame une danse récitative pendant laquelle elle épouse à la fois l’objet contendant, qui lui résiste, et un texte fulgurant du philosophe libertaire et décroissant André Gorz. Après quoi, Bogdan Hatisi déplie sa silhouette sur une partition de Jean Baudrillard, livrant une sorte de rock philosophique et mélancolique dans lequel la voiture devient un symbole nietzschéen, « par-delà le bien et le mal »." Marianne [LIRE LA SUITE]